Une audience foraine de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) s’est tenue au Tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey ce mercredi 26 mars 2025. Une dizaine d’hommes, impliqués dans des affaires de viol sur des filles mineures, ont comparu dans le cadre de cette audience. Les faits de viols se sont déroulés dans les départements du Couffo, du Zou et des Collines.
Les victimes, principalement des filles âgées de moins de 13 ans, étaient présentes avec leurs parents, tandis que leurs agresseurs, désignés comme prévenus, étaient également devant la Cour. L’audience s’est déroulée à huis clos, en présence d’une délégation de l’Institut national de la femme (INF), qui s’est constituée partie civile dans ces affaires.
L’un des accusés, un cultivateur d’une quarantaine d’années, a été reconnu coupable d’avoir abusé sexuellement à plusieurs reprises d’une fillette de 11 ans dans un village de Dassa-Zounmè, dans le département des Collines. Bien qu’il ait initialement tenté de nier les faits, l’accusé a finalement reconnu sa culpabilité et a plaidé pour la clémence de la Cour.
Après avoir examiné les preuves matérielles et les témoignages recueillis lors de l’enquête préliminaire, la Cour a condamné l’accusé à 10 ans de prison ferme, ainsi qu’à une amende de 2 millions de francs CFA. De plus, il devra verser 500 000 francs CFA à la victime en réparation du préjudice subi, et 200 000 francs CFA à l’INF à titre de dommages et intérêts.
Les juges ont souligné la complexité des enquêtes dans ce type de dossier, souvent marquées par la dénégation des prévenus. Toutefois, grâce à la patience et à la rigueur des magistrats, la justice a pu être rendue conformément aux attentes de la société béninoise. Cette audience reflète la ferme volonté de l’État béninois de lutter contre les violences sexuelles, en particulier celles visant des mineures. Les peines sévères prononcées à l’encontre des agresseurs ont pour but de décourager les prédateurs sexuels et de rappeler l’engagement des autorités à protéger les droits des enfants et des femmes.
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