Les récentes manifestations en Turquie, déclenchées par l’arrestation du maire populaire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, ont conduit à des centaines d’arrestations et à des violences policières. Face à cette situation, l’ONU a exprimé ses préoccupations et a demandé une enquête approfondie sur l’usage excessif de la force par la police contre les manifestants.
Depuis l’arrestation d’Imamoglu, des manifestations ont éclaté quotidiennement à Istanbul et dans d’autres villes, donnant lieu à des heurts violents avec les forces de l’ordre. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a souligné, dans un communiqué, qu’au moins 1 400 personnes avaient été arrêtées en lien avec ces manifestations, dont plusieurs journalistes et militants.
L’ONU a appelé à la libération immédiate de ceux interpellés pour avoir exercé leurs droits légitimes de protester, et a insisté sur le respect des procédures légales et du droit à un procès équitable pour les personnes inculpées.L’ONU a également exprimé une vive inquiétude quant aux interdictions de manifestations dans plusieurs villes et à la répression violente des rassemblements pacifiques.
Selon Liz Throssell, porte-parole du Haut-Commissariat, il est impératif que les autorités turques enquêtent rapidement sur les allégations d’abus policiers et qu’elles assurent la protection des droits des manifestants, en particulier leur droit à la liberté d’expression et à la manifestation pacifique.
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