L’ancien président français, Nicolas Sarkozy, est depuis ce mardi sous les projecteurs du procès qui l’oppose au parquet national financier. Il est accusé d’avoir bénéficié d’un financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi, un soupçon qui refait surface plus de 15 ans après les événements. Sarkozy, poursuivi pour corruption, recel de détournement de fonds publics et autres charges, rejette fermement ces accusations.
Les procureurs ont lancé leurs réquisitions ce mardi, entamant un processus de présentation des preuves qui devrait durer deux jours et demi, avant les réclamations finales attendues jeudi. Selon l’accusation, Sarkozy aurait signé un « pacte de corruption » fin 2005 lors de son voyage en Libye, en échange du financement de sa campagne présidentielle.
Cette entente aurait eu lieu avec le leader libyen de l’époque, Mouammar Kadhafi.L’ex-président a toujours nié toute implication dans un financement illégal et se défend contre ces allégations. Une autre figure centrale de l’affaire est Saif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dictateur libyen, qui a affirmé avoir été sous pression de la part des intermédiaires de Sarkozy pour modifier son témoignage.Si Sarkozy est reconnu coupable, il risque jusqu’à 10 ans de prison, une amende de 375 000 euros et cinq ans d’inéligibilité à la fonction publique.
Laisser un commentaire