Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a révélé ce lundi 24 mars 2025 que les frappes ayant touché un complexe de l’ONU à Gaza, le 19 mars, ont été causées par un « char israélien ». Cette attaque a coûté la vie à un employé bulgare de l’ONU et blessé six autres personnes, dont des ressortissants français, britanniques, moldaves et macédoniens.
L’incident a eu lieu à Deir el-Balah, dans la bande de Gaza, et a suscité de vives réactions au sein de l’organisation internationale.Le complexe de l’ONU ciblé était un site humanitaire crucial, bien connu des parties en conflit. Les informations préliminaires indiquent que les frappes ont été dirigées par un char israélien, bien que l’armée israélienne ait nié toute responsabilité, affirmant qu’aucune activité opérationnelle n’avait eu lieu dans cette zone.
Les victimes comprennent des employés de l’ONU de diverses nationalités, dont un travailleur humanitaire bulgare décédé sur le coup et six autres gravement blessés.Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a condamné fermement cette attaque et demandé une enquête indépendante et approfondie. « La localisation de ce complexe était bien connue de toutes les parties au conflit », a précisé Stéphane Dujarric, insistant sur la nécessité de rendre justice pour les victimes de cet incident tragique.
Bien qu’Israël ait annoncé une enquête sur la mort de l’employé bulgare, il a rejeté les accusations de l’ONU. Un porte-parole de l’armée israélienne a affirmé qu’aucune frappe n’avait été effectuée sur un complexe de l’ONU et que la zone n’avait pas été utilisée à des fins opérationnelles. Cette position a été immédiatement contestée par l’ONU, qui souligne que ses complexes sont des sites humanitaires bien identifiés par toutes les parties.
Face à la détérioration de la situation sécuritaire, l’ONU a décidé de réduire temporairement sa présence internationale à Gaza. Environ un tiers des employés internationaux de l’ONU, soit une trentaine de personnes, seront rapatriés cette semaine. Cela concerne des employés de l’Unicef, de l’OMS, du Programme alimentaire mondial (PAM) et du Bureau humanitaire de l’ONU (OCHA).
Toutefois, l’ONU a insisté sur le fait que l’organisation ne quitterait pas Gaza, soulignant le rôle crucial de ses 13 000 employés locaux, en particulier ceux de l’UNRWA (Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens), dans la fourniture de l’aide humanitaire.
Laisser un commentaire