La crise politique dans l’État de Rivers a pris une tournure dramatique ce mardi, lorsque le président nigérian Bola Tinubu a proclamé l’état d’urgence dans cette région stratégique du pays. Cette décision intervient après une série d’attaques violentes contre les infrastructures pétrolières, menées par des militants dans les dernières 24 heures.
En réponse à ces violences, le président a ordonné la suspension pour six mois du gouverneur Siminalayi Fubara, de son adjoint, ainsi que de tous les membres de l’Assemblée locale.Dans une déclaration télévisée, Tinubu a justifié sa mesure par l’absence de réaction des autorités locales face à ces attaques, soulignant que ces actes de vandalisme visaient les oléoducs essentiels à l’économie nationale.
Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de protéger les installations stratégiques et les habitants de la région, désormais confrontés à une insécurité croissante.En prenant le contrôle direct de l’État de Rivers, le gouvernement fédéral entend restaurer l’ordre et sécuriser les zones vitales pour l’économie du pays.
Cependant, cette intervention pourrait également exacerber les tensions politiques, notamment avec les dirigeants locaux, et entraîner de nouvelles frictions dans la région.L’avenir de l’État de Rivers reste incertain, et la question se pose de savoir quelles mesures seront mises en place pour prévenir un enlisement de la crise et rétablir un climat de stabilité dans cette zone essentielle au Nigeria.
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